La toute première sélection d’un projet d’entrepreneur

| 2 minutes de lecture |

C’est le refus.

Je le répète souvent : l’idée ne vaut rien ou pas grand chose, le plus important reste sa réalisation et donc les personnes qui vont mettre la main à la pâte. Alors j’ai quand même remarqué qu’il y avait un processus de sélection assez naturelle, même si j’aime parfois le provoquer, qui est le refus, ou plus exactement l’opposition (argumentée ou non) au projet.

J’ai invalidé des projets qui ont aboutis (et donc qui ont une chance de réussir, même minime, voir mon article Faut il croire les experts en création d’entreprise ? ) et j’ai également vu des projets revenir vers moi transformés, améliorés, qui ont su me scotcher sur mon fauteuil alors que j’avais affiché une très forte réserve auparavant. Ces entrepreneurs se sont motivés dans l’adversité sans camper sur leur position, ils ont simplement pris en compte mes arguments et sont revenus à la charge avec toujours plus de motivation.

D’autres ont abandonné, d’autres ont fermé les yeux et les oreilles blessés dans leur amour propre et se sont entêtés.

Un bon projet est donc celui à qui on a dit non. Pour deux raisons :

Un mécanisme psychologique de base, l’engagement et l’effort supplémentaire : sur le principe de certains rites initiatiques de sociétés primitives (ou encore certaines sectes, certaines associations très fermées, etc.), plus il est difficile d’y rentrer (dans un groupe par exemple) ou de devenir (chef d’entreprise par exemple), plus on va se battre pour l’objectif à atteindre (développer son affaire). Avec bien évidement les travers qui en découlent (obstination).

Une mise en exergue des problématiques majeures non identifiées par l’entrepreneur pour lesquelles il pourra trouver une solution (bah oui c’est son job de trouver des solutions …).

 

Cherchez donc tous à ce qu’on vous dise non. Sinon je sais très bien le faire. 🙂

Leave a Reply

653c6d28cc62fb3fb217e6eb194f12caOOOOOOOOOO
Tweetez
Partagez
Partagez