L’ingénieur et l’entrepreneur face au progrès

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“Nous sommes en 1837. Pour parfaire la communication intra-européenne, encore faut-il relier l’Angleterre au continent. Mais l’eau aspire le courant électrique. Il faut donc trouver un isolant qui permette de faire courir un cable dans la manche. Ce sera chose faite en 1851[…]. Un nouveau défi est désormais posé : relier l’Amérique à l’Europe. C’est alors que Zweig établit une distinction classique entre technicien et entrepreneur, les premiers pointant les obstacles au projet, les seconds arguant que si le besoin existe, à force de recherches, d’essais et d’erreurs, la technique arrivera bien à suivre. Les ingénieurs partent du possible. Les entrepreneurs partent du besoin et d’un idéal. La réussite survient quand les deux se rejoignent.” 

Extrait de On entend l’arbre tomber mais pas la forêt pousser de Nicolas Bouzou.

En dehors du souhait de vous faire partager mon livre de chevet du moment, cet extrait a particulièrement résonné dans mon esprit lorsque je l’ai parcouru. Non seulement parce qu’il cite Stefan Zweig que je trouve fabuleux mais parce qu’à travers l’histoire du développement des réseaux de télécommunication au 19ème siècle il synthétise l’essence même de ce qu’est l’entrepreneuriat. Le sous-titre de l’ouvrage est “Croire en l’économie de demain”, à méditer donc …

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