L’échec est avant tout une opportunité. Une opportunité d’apprendre. Il est difficile car il nous remet en question, il bouscule parfois nos idéaux et surtout il nous exclu du cadre bénit de la réussite sociale vantée autour de nous depuis notre plus jeune âge. Mais il est bel et bien une source d’apprentissage. Pourtant à l’école celui qui est en position d’échec n’apprend rien. L’objectif de l’enseignement comme il est perçu par tous les élèves est d’obtenir des bonnes notes. On sait plus ou moins que des bonnes notes permettront d’avoir un bon métier mais le lien de cause à effet n’est pas toujours perceptible (mais en quoi connaitre le théorème de pythagore va m’aider quand je serai infirmière ?). Soyons tout de même lucide, dans les différents cas d’échecs scolaires il y a de nombreux profils, des difficultés de concentration, de motivation, sociales, psychologiques et même la simple fainéantise chronique dont les plus jeunes ne sont évidemment pas épargnés.
Mais j’ai personnellement une forte conviction : un nombre non négligeable d’étudiants en situation d’échec scolaire sont potentiellement de véritables talents en position d’entrepreneuriat. Oui, absolument.
Je suis convaincu que les jeunes qui n’ont pas de bonnes notes en mathématiques, en français ou en géographie ne sont pas tous incapables de réussir ce qu’ils entreprenent. Ils ont juste besoin d’être motivé par quelque chose qui leur tient à coeur. J’irai même plus loin, un étudiant en situation d’échec scolaire peut être meilleur que la tête de classe s’ils devaient créer une entreprise.
Pourquoi ? Parce que l’enseignement français ne produit pas des entrepreneurs mais des intellectuels. Je n’ai rien contre les intellectuels, je m’adonne moi-même parfois à la masturbation intellectuelle, mais un pays d’intellectuels (ou d’intellectuels ratés pour ceux qui n’ont pas réussit à intellectualiser leur vision) n’a rien de bon. Pourtant, l’éducation entrepreneuriale est bien plus proche de la réalité qui attend nos jeunes français.
Je suis fier de connaître un minimum l’histoire de mon pays et du monde, la géographie, la littérature et je serais heureux que mes enfants en sachent autant mais je sais aussi que ce savoir ne peut pas faire manger tout le monde, ne créer pas d’emploi ni de richesses. Alors qu’un jeune qui apprend à avoir des projets, à les mettre en place et à les amener là où il souhaite, peu importe qu’il s’agisse de l’ouverture d’un magasin de chaussettes discount ou d’une technologie aéronautique de pointe, si.
Et c’est, à mon sens, de ce pragmatisme qu’a besoin un jeune en situation d’échec scolaire.
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Je suis en train de relire le livre suivant :
Voir la table des matières
LA CULTURE ENTREPRENEURIALE, UN ANTIDOTE À LA PAUVRETÉ : http://bit.ly/Jlzap . Je crois que ça pourrait t’intéresser.
Merci beaucoup, il m’a l’air intéressant en effet
Je verrai si je le trouve en librairie demain, sinon je le commanderai sur amazon.
[...] L’entrepreneuriat comme solution possible à l’échec scolaire ? [...]
Bonne question qui rejoint nos préoccupations : nous créons un lien vers votre article.
Dominique Gibert`Les Editions Diateino
www;diateino.com